Ne pas savoir pourquoi on se lève le matin est une source d'anxiété existentielle majeure. Découvre comment vaincre la procrastination grâce à l'hormèse de projet et redonner du sens à tes journées.
L’anxiété existentielle est souvent négligée. Pourtant, ne pas savoir pourquoi on se lève le matin, ne pas avoir de projet qui nous stimule, nous anime et qui donne du sens à notre journée est une source d’anxiété énorme. Passer quelques jours sans rien faire peut être plaisant occasionnellement, mais laisser de côté un projet qui nous tient à cœur un mois, un an, dix ans, peut faire bouillonner de l’intérieur. L’Homme a besoin d’un ou plusieurs buts à l’horizon, de savoir pourquoi il fait telle ou telle chose. Le sens que l’on donne à nos projets, à notre vie, conditionne l’énergie que l’on va pouvoir y mettre ainsi que la satisfaction et l’épanouissement qui vont avec.
Entreprendre, changer de travail, changer de pays, écrire un livre, partir en tour du monde, prendre des cours de cuisine et tant d’autres exemples peuvent être le point de départ d’un projet, de la découverte de soi pour donner du sens à son existence. Qu'il s'agisse de petits projets ou de grands changements et de grandes ambitions, le point commun est le besoin de créer, découvrir, rencontrer et transmettre.
Tout cela se heurte malheureusement souvent à la procrastination. C’est beau dans la tête, mais quand il s’agit d’agir, là, ça bloque. Pourtant l’envie est là, le besoin est là, il suffirait de faire un premier pas, mais non : la peur, pour ne pas la citer, est omniprésente et gâche tout. C’est alors que le vide existentiel s’installe.
Plus le temps passe et plus c’est difficile de passer à l’action. On commence à se dire qu’il est trop tard, que si c’était faisable, on l’aurait fait avant, qu’il ne faut pas se plaindre, que d’autres ont des vies beaucoup plus difficiles… Mais c’est faux. Il ne faut pas laisser de côté ce qui nous anime, ce qui a du sens. Chacun doit trouver ce qui lui donne envie de se lever le matin avec le sourire malgré les difficultés. C’est quand on sait où l’on va et pourquoi, qu’on est capable de supporter les efforts à fournir.
Notre cerveau ne se soucie pas de notre bonheur, de notre satisfaction ou de notre épanouissement. Un projet ponctuel ou un projet de vie peuvent faire peur : peur du jugement, peur de l’échec, peur de la réussite, peur du regard des autres.
Ces peurs sont vécues comme des menaces de mort par ton cerveau. L’amygdale détecte un danger et, au lieu de te donner la force d’avancer, ton cerveau t’empêche d’avancer pour le bien de ta survie. Sauf qu’il n’y a pas vraiment de danger et que tu ressens l’envie et le besoin d’avancer. Cela te donne un sentiment de frustration, de bouillonnement et même de colère.
C’est un conflit interne : la douloureuse tension interne que tu ressens lorsque l'image que tu as de toi et tes ambitions profondes sont en décalage total avec ton incapacité d'agir sur le moment. La procrastination et les substituts associés – scroll, regarder des séries non-stop, alcool, etc. – sont les mécanismes de défense que ton cerveau met en place pour t’éviter le danger qu’il perçoit. Ce sont les mauvaises solutions employées pour ta survie.
La loi de l'Hormèse dit que si tu t'exposes à un inconfort qui ne dépasse pas ta capacité adaptative, avec le temps, tu élargis ta zone de confort. En forçant ton cerveau à s’exposer à l’inconfort du projet sans dépasser ta capacité adaptative (vouloir écrire le livre en un après-midi ou planifier tout ton tour du monde d'un coup, est le meilleur moyen de saturer), tu lui permets progressivement de s’habituer au contact du projet et de continuer malgré la sensation de frustration qui peut apparaître. Petit à petit, ton amygdale s’habitue de plus en plus et le projet peut avancer.
Pour avancer, il faut d’abord prendre conscience d'une chose : ce blocage qui t'empêche d'agir n’est pas un manque de volonté, de motivation, de la paresse ou un manque de compétences. C’est une réaction de défense automatique de ton système nerveux, indépendante de ta volonté. Tu n'es pas fainéant, c'est ton système nerveux qui est en mode survie. Comprendre pourquoi tu restes bloqué sur le canapé ne permet pas de changer le résultat, mais ça permet dans un premier temps de déculpabiliser. Savoir cela permet d'aborder le projet sous un autre angle.
L’anxiété face à l’implémentation d’un projet important est amplifiée par une alimentation sucrée et inflammatoire. Si ton anxiété métabolique est au plafond avec des hypoglycémies réactionnelles tous les jours, que tes neurones et ton amygdale baignent dans un milieu enflammé, alors ton niveau de cortisol reste haut, ton brouillard mental est omniprésent et tu n’as même pas les ressources pour faire face à ton projet. La procrastination est d’autant plus rapidement la réponse de ton cerveau. Si chaque Pilier est soutenu par les autres, c’est encore plus vrai pour celui-là.
Etape 1 : Te dire que tu vas t’asseoir simplement 5 minutes devant l’ordinateur en ouvrant une page blanche, un site internet d’information ou autre, sans obligation de résultat. Si tu arrives à commencer et continuer c’est bien, sinon tu peux arrêter et recommencer plus tard.
Etape 2 : Devant l’écran, si la tension monte, que l’envie de partir arrive parce que la frustration vient, que l’envie de tout arrêter et d’aller faire autre chose t'envahit : ferme les yeux, tiens-toi droit et fais 10 respirations calmes avant de rouvrir les yeux et de te dire : « Il n’y a pas de danger, c’est mon cerveau qui panique, je peux rester calme et prendre mon temps pour avancer. »
La première étape permet de sortir du confort, de se mettre en action et de surmonter le premier blocage. La seconde étape permet d’affronter l’inconfort. Plus tu répéteras l'étape 2, plus ton amygdale comprendra qu’il n’y a pas de danger et que tu peux continuer et avancer.
Ce Pilier était ma bête noire, j'étais le plus grand procrastinateur de notre galaxie. Mon mécanisme de défense passe par le perfectionnisme : au final, rien n’est jamais assez bien donc je ne peux pas avancer.
La Méthode Samouraï est le projet qui a du sens pour moi et que je souhaite faire décoller. Cela faisait des mois (voire des années) que je l’imaginais, que je la fantasmais, que je faisais des recherches. Je me voyais déjà faire un TEDx alors que je n’ai pas encore posté ma première vidéo.
Je sais à quel point c’est difficile d’avancer, j'ai souvent ressenti de la frustration et même de la colère en sachant que j'ai du potentiel, mais que je le gâche en restant bloqué. Ce qui a tout changé pour moi, c’est d’appliquer la solution : comprendre que c’est un mécanisme de défense à cause de la peur, comprendre que je dois contrôler ma glycémie et mon inflammation pour que mon anxiété de base diminue, continuer les autres Piliers et appliquer les deux étapes pour habituer mon cerveau à l’inconfort de me confronter au projet.
C’est exactement ce que je fais en écrivant ces lignes. Plusieurs fois, pendant des mois, j’ai repoussé ce moment et maintenant, j’avance, en acceptant l’inconfort, en acceptant que ce ne soit pas parfait, en m’arrêtant et en respirant calmement lorsque je sens la frustration. La satisfaction est de voir que j’arrive à avancer et progresser pour bientôt promouvoir ma méthode et aider les autres.
L’anxiété existentielle est bien réelle et je suis le premier à la ressentir. Elle mélange frustration, colère, ruminations, regrets, empêche de dormir et mène à une procrastination de plus en plus profonde, à des substituts tous plus inutiles les uns que les autres. Mais même si parfois il semble insurmontable de faire face, avec comme seule issue le renoncement, il est possible, pas à pas, en appliquant la Méthode Samouraï, de développer la force physique et mentale pour trouver un but, donner du sens à sa vie et s'épanouir.
Lien vers le premier pilier : Les Bases du Pilier 1 - Alimentation & Jeûne
Lien vers la présentation de la méthode : La Méthode Samouraï
Viktor Frankl : Psychiatre & Fondateur de la Logothérapie, survivant des camps de concentration, il a démontré dans son œuvre "Découvrir un sens à sa vie" que la motivation première de l'Homme est la recherche de sens. Sa thèse prouve que l'être humain peut surmonter n'importe quel effort ou souffrance s'il possède un "Pourquoi" clair à l'horizon.
Boris Cyrulnik : Neuropsychiatre français, grand spécialiste de la résilience, il explique que face au vide existentiel ou aux épreuves, la capacité à donner du sens et à construire un récit autour de ses difficultés est essentielle pour permettre au système nerveux de se reconstruire et de retrouver l'élan vital.
Irvin Yalom : Psychiatre & Professeur à Stanford, figure de la psychothérapie existentielle, il a démontré que l'absence de sens texturé est l'une des quatre angoisses fondamentales de l'être humain. Selon lui, l'engagement actif dans un projet créatif est le meilleur moyen de guérir cette anxiété chronique.
Dr. Rollo May : Psychologue existentiel, auteur de "Le Courage de créer", il explique que la procrastination est souvent un refus d'affronter l'anxiété liée au choix et à l'action. Il prouve que le véritable courage consiste à agir et à donner vie à ses projets malgré la peur présente.
Dr. Paul Wong : Psychologue clinicien & Spécialiste de la psychologie existentielle, ses recherches montrent que l'absence d'objectifs alignés avec nos valeurs déstabilise le système nerveux et pousse vers les addictions de compensation. Il prouve que poursuivre un but précis est un anxiolytique naturel puissant à long terme.

Les 5 Piliers Essentiels de la Méthode Samouraï, qui agissent en synergie pour renforcer ton corps et ton esprit.
Pourquoi les solutions isolées échouent et comment l'approche holistique change tout.
Les premiers pas concrets pour réactiver ta biochimie, apaiser ton système nerveux et relancer ton énergie.
Passe de la survie à l'épanouissement.
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